Il faut hausser le ton, affronter la polarisation dans la rue et dans les urnes pour vaincre le bolsonarisme
WhatsApp Image 2026-03-26 at 22.39.31

Il faut hausser le ton, affronter la polarisation dans la rue et dans les urnes pour vaincre le bolsonarisme

Note politique du Secrétariat national du MES-PSOL sur la situation nationale.

Photo : Marche d’ouverture de la 1ʳᵉ Conférence internationale antifasciste, à Porto Alegre. (antifas2026/Reproduction)

Le Secrétariat national du MES analyse la grave crise institutionnelle en cours, en examine les effets et la portée sur le processus électoral, et propose quelques tâches et orientations aux militant·es pour la bataille décisive des trois prochaines semaines. Du nord au sud du pays, nous sommes à l’œuvre pour aller chercher des voix, dialoguer avec les militant·es social·es et politiques, garantir la réélection de Lula, permettre au PSOL de franchir le seuil électoral et faire élire nos candidat·es.

Le scandale Vorcaro domine aujourd’hui la situation politique et électorale. D’un côté, il met en lumière la pourriture dans laquelle a sombré le régime politique brésilien ; de l’autre, il sert de base à la manœuvre orchestrée par André Mendonça, à la solde des États-Unis, pour polluer le débat et semer la confusion dans l’opinion publique — au point de faire basculer l’initiative politique en faveur du camp bolsonariste et de remettre en jeu l’hypothèse d’une victoire de Flávio. L’incertitude est ainsi devenue le trait dominant de cette élection.

Les derniers rebondissements, survenus après la réunion du Secrétariat, renforcent encore cette incertitude : Fachin cherche à arbitrer la crise, Dino a levé le secret d’État sur « Dark Horse », et les accusations contre Mendonça envahissent l’actualité.

Nous devons nous préparer à affronter cette crise politique pour tenter de reprendre l’initiative à la veille des élections, mieux orienter les axes de notre politique et saisir la signification profonde des événements en cours.

Souveraineté, Trump et le Brésil

Les élections brésiliennes comptent parmi les plus importantes du point de vue de la rivalité géopolitique internationale, juste derrière les élections de mi-mandat états-uniennes de novembre.

Ce qui se joue ici reflète, à sa manière, la situation internationale : la lutte géopolitique d’un impérialisme hégémonique en crise, le réarmement des pays centraux qui présentent la guerre comme une issue possible, l’offensive néocoloniale de ce même impérialisme, le chaos climatique né de la destruction de l’environnement, et l’utilisation de l’IA pour maximiser les profits des milliardaires et renforcer le contrôle sur celles et ceux qui vivent de leur travail.

Tous ces facteurs découlent directement de la crise brutale et multiforme du capitalisme. Trump doit imposer son emprise sur l’Amérique latine : c’est pour lui une nécessité d’autant plus pressante qu’il est en difficulté sur trois fronts majeurs — l’enlisement au Moyen-Orient après la défaite face à l’Iran, l’imminence d’une défaite électorale qui isolerait son gouvernement aux États-Unis, et la nécessité de concrétiser les promesses de la doctrine Monroe en Amérique latine. Ces trois éléments — la crise iranienne, le revers intérieur, l’affrontement latino-américain — sont intimement liés.

Cette situation pousse Trump aux confins du désespoir et de l’interventionnisme. Il est allé jusqu’à promettre, dans un geste absurde, 5 000 dollars (près de 30 000 reais) à chaque citoyen·ne états-unien·ne en cas de victoire. Pour éviter l’effondrement du projet Milei en Argentine, dont la popularité s’effrite, il a même promis de reprendre les îles Malouines, un vieux rêve ancré dans l’imaginaire populaire argentin. Ce Trump sans mesure ni limites veut la défaite de Lula en octobre, dans la continuité des scénarios récents au Pérou et en Colombie.

Nous insistons ainsi sur le caractère référendaire de l’élection brésilienne, à presque tous égards, mais surtout en matière de souveraineté.

Les menaces contre le PIX, la mainmise sur les ressources naturelles et les terres rares, la hausse des tarifs douaniers : tout cela prépare le terrain à une stratégie visant à faire du Brésil un protectorat, dont le pont serait un nouveau gouvernement du clan Bolsonaro, directement subordonné au néocolonialisme de Trump et des milliardaires qui le soutiennent. La victoire de l’extrême droite aux élections régionales allemandes vient confirmer ce danger, en montrant à quel point le néofascisme s’organise à l’échelle internationale, avec Musk comme l’un de ses principaux agitateurs, aux côtés de Peter Thiel et d’autres figures du même acabit.

Vorcaro et la dynamique électorale

La campagne de réélection, plutôt tiède, de Lula a pris un tournant décisif il y a quelques mois, lorsqu’une série de crises s’est abattue sur son principal rival, Flávio Bolsonaro. La révélation, par les enquêtes de la Police fédérale, des liens étroits entre Vorcaro et le clan Bolsonaro a fragilisé le candidat d’extrême droite, au cœur du scandale « BolsoMaster » lié au financement du film Dark Horse.

Isolé sur ses propres tribunes, en délicatesse même avec Michelle et d’autres soutiens, Flávio a entamé la campagne sur la défensive, tandis que Lula, sans grand enthousiasme, était désigné favori par les analystes des différents indices électoraux. Cette avancée reposait notamment sur l’accord passé avec Alcolumbre, qui avait « apaisé » les relations au Parlement.

La donne a changé en défaveur de Lula ces dernières semaines, sous l’effet de l’offensive résolue d’André Mendonça contre la figure clé qui garantit la stabilité du plan de réélection et le maintien de la Nouvelle République : Alexandre de Moraes.

Cible de l’agitation de l’extrême droite hostile au STF — en raison de ses positions fermes contre les putschistes et face aux pressions de Trump —, Moraes s’est retrouvé attaqué pour ses liens troubles avec Vorcaro, avec un retour des appels à sa démission, désormais relayés jusque dans des secteurs de la bourgeoisie libérale elle-même, comme la Folha et l’Estadão.

La situation a tourné au désavantage de Lula, à en juger par les sondages d’opinion, la baisse de sa popularité, ses résultats électoraux et ceux de ses allié·es dans certains États, ainsi que par le regain d’initiative de Flávio, qui a réuni Tarcísio, Michelle et Nikolas lors du rassemblement du 7 septembre, pendant le temps d’antenne électoral.

Ce rassemblement a réuni environ 30 000 personnes sur l’avenue Paulista — bien moins que ce que le bolsonarisme parvenait à mobiliser à son apogée —, mais il a redonné de l’élan à l’initiative politique du camp bolsonariste et encouragé ses militant·es, dans tout le pays, à afficher plus d’assurance.

La frange non bolsonariste de la bourgeoisie, avec ses différentes nuances conservatrices, n’a pas réussi à proposer d’alternative : Caiado et Zema glissent vers un ostracisme silencieux, Renan n’est toujours pas parvenu à lancer un projet capable de disputer l’hégémonie de l’extrême droite, et le nouveau venu Cury, gonflé par les bots sur Internet, semble stagner, voire reculer dans les derniers sondages.

Le dernier sondage Datafolha montre Lula et Flávio se rapprocher (39 % contre 35 % au premier tour, une égalité technique compte tenu de la marge d’erreur au second tour) ; il met aussi en évidence la montée des gouverneur·euses proches du bolsonarisme et un rejet plus marqué de Lula. Un autre sondage Datafolha, plus récent, indique que 37 % des personnes interrogées souhaitent la destitution de Mendonça, et 34 % celle d’Alexandre de Moraes.

Dans ce climat d’incertitude, la droite libérale mise sur le contrôle du prochain gouvernement, en exigeant, en cas de victoire de Lula, davantage de garanties de la future coalition gouvernementale, du pouvoir législatif et du STF. Son programme prévoit un assainissement budgétaire sévère, une position d’équilibre dans les relations commerciales avec les États-Unis, la Chine et l’UE, un gel du salaire minimum et des prestations sociales, ainsi que l’ouverture aux capitaux privés des services publics, des entreprises publiques et des ressources naturelles.

Ce qui peut changer dans les semaines à venir

Le resserrement actuel du rapport de forces n’a rien d’irréversible. L’offensive incontestable menée par les partisan·es de Bolsonaro ces dernières semaines n’est pas non plus absolue. Au moins trois éléments importants laissent présager une issue incertaine — contrairement à 2018, où l’agression au couteau du 7 septembre avait propulsé Bolsonaro et galvanisé l’extrême droite.

Le premier élément, et le plus significatif à ce jour, est la contre-offensive engagée au sein même de la Cour constitutionnelle, avant même la séance plénière du 15 septembre consacrée au rôle de Moraes. La levée du secret sur l’affaire « Master », en particulier sur l’utilisation de « Dark Horse » — principal enjeu de la controverse électorale —, a entraîné une vague de révélations compromettantes pour la campagne adverse, mettant clairement en évidence la sélectivité d’André Mendonça, devenu une cible au moins aussi contestée que Moraes, sinon davantage.

Le deuxième élément, plus lent à se manifester, est la montée en puissance de l’engagement militant anti-Bolsonaro : on l’a vu lors des rassemblements pour Lula, qui ont réuni 10 000 personnes à Porto Alegre, 12 000 à Curitiba et 2 000 lors de la marche du week-end dans le District fédéral, mais surtout dans l’analyse des réseaux sociaux, où la majorité des mentions liées à l’affaire Master/STF basculent en faveur de la gauche et de ses figures de proue.

Le troisième élément est l’indécision persistante dans les sondages — qu’il s’agisse des candidat·es du Centrão dans les États, du vote pour Cury, ou des personnes indécises et non encore prêtes à voter —, qui explique le fort rejet dont fait l’objet Flávio (à égalité avec Lula sur ce point dans le dernier Datafolha, à 46 %). Comment ces dynamiques régionales interagiront-elles avec la course nationale ? La question est d’autant plus importante que l’incertitude touche aussi les scrutins proportionnels et sénatoriaux — ces derniers étant particulièrement imprévisibles, avec deux sièges en jeu et des candidat·es en tête des sondages qui ne recueillent encore, pour la plupart, qu’entre 15 et 25 % des intentions de vote.

Pour Bolsonaro, l’enjeu crucial est de s’imposer dans le plus grand nombre d’États possible dès le premier tour. Lula doit, a minima, consolider ses positions dans le Nord-Est et dans les principales capitales du pays : garantir de bons scores à ses candidat·es dans le Nord et le Nord-Est, et pousser l’élection vers un second tour dans des circonscriptions stratégiques comme São Paulo, Minas Gerais et le District fédéral — autant de facteurs qui pèseront sur la dynamique globale.

La situation la plus délicate se trouve à São Paulo, où Tarcísio a de réelles chances de l’emporter dès le premier tour et où Haddad et le PT peinent le plus à réagir.

Une chose est sûre : dans les semaines à venir, la polarisation va s’intensifier, de même que la tension dans les rues et lors des manifestations, la politisation du débat public et la course aux voix. L’extrême droite, avec Nikolas, a déjà mobilisé des milliers de personnes en Amapá pour attaquer et mettre en difficulté Alcolumbre.

La victoire de Lula est cruciale et constituera le cœur de la bataille politique des cinquante prochains jours, parallèlement au scrutin proportionnel, où se joue la présentation de nos dirigeant·es et de notre programme. Lula doit mener une campagne offensive, devancer Flávio d’au moins huit à dix points au premier tour, afin de se présenter en position de force pour le second tour — qui sera sans doute le plus disputé et le plus polarisé de l’histoire politique récente, et qui prendra donc une ampleur considérable.

La campagne doit dès maintenant mobiliser au-delà des militant·es de base et du personnel rémunéré des équipes de campagne, en renforçant le discours de ralliement et en allant chercher les personnes indécises et abstentionnistes, dans toutes les régions du pays. Il faut pour cela occuper tous les espaces publics, donner plus d’ampleur aux actions — des simples stands aux rassemblements unitaires dans les villes, en passant par les activités communes avec les candidat·es des listes majoritaires —, sans négliger la mobilisation sur les réseaux sociaux pour capter l’attention sur tous les canaux disponibles.

Il faut, une fois encore, insister sur le caractère référendaire de l’élection. L’essentiel est de monter le ton et de présenter ce scrutin comme un référendum : il n’y a ni égalité ni « juste milieu » possible — soit Lula gagne, soit le pays se retrouvera avec le pire gouvernement de son histoire, ouvrant la voie à une situation politique dangereuse.

Dans ce contexte, deux lignes de campagne s’affrontent. Celle de la majorité du PT, autour de Lula et de sa coordination centrale de campagne ; et celle que nous défendons, fondée sur une polarisation assumée et la mobilisation : monter d’un cran et attaquer sans relâche Flávio et son projet. La vision apologétique du gouvernement, qui s’attarde sur son bilan et ses réalisations, dépeint un Brésil qui ne correspond pas à la réalité vécue, compte tenu de la crise sociale et économique. La résolution adoptée par l’Exécutif du PT — critiquée jusque dans l’aile gauche du parti, notamment par Valter Pomar — reste insuffisante, car elle mise essentiellement sur le STF et prolonge la ligne précédente, même si elle reconnaît la nécessité d’intensifier la mobilisation.

La ligne que nous défendons — et que nous jugeons essentiel de voir adoptée par l’ensemble du PSOL, dont le rôle est important, notamment à travers ses candidatures — consiste à se mobiliser, monter en puissance, attaquer Bolsonaro, orienter le débat vers la logique référendaire et porter un projet d’avenir.

Il faut assumer pleinement la lutte politique et mener une campagne offensive. La majorité de la classe ouvrière vit dans des conditions précaires, avec des emplois sans droits et un endettement croissant face à un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Nous devons traduire ces insuffisances en revendications concrètes et démontrer que Flávio n’a rien d’un candidat antisystème. Mendonça a d’ailleurs profité de la crise au STF pour reléguer au second plan le débat sur la réforme « 6×1 », bloquée au Sénat et largement minimisée par les médias.

Nous devons présenter cette élection comme un référendum autour de quatre questions, condensées dans l’isoloir : le Brésil va-t-il devenir une colonie des États-Unis ? Les travailleur·euses obtiendront-elles/ils un jour de repos supplémentaire par semaine ? Le pays va-t-il relâcher sa vigilance face aux violences faites aux femmes ? Le déni climatique va-t-il nous rendre plus vulnérables face à El Niño ?

Et, comme nous avons déjà commencé à le faire, il faut continuer à rappeler qui sont réellement Flávio et son camp : les files d’attente pour un simple os, le quasi-million de morts de la pandémie, la flambée des prix alimentaires, la corruption à tous les niveaux, la militarisation du gouvernement, les incendies en Amazonie et dans le Pantanal, les putschistes du 8 janvier, la fin annoncée du PIX et l’humiliation face à Trump. Il faut insister sur ses liens avec Vorcaro, sur le financement du film le plus cher de l’histoire du cinéma, sur le fonds partagé avec Eduardo Bolsonaro, et sur le choix stratégique d’André Mendonça comme homme de main. Il faut aussi faire savoir que Flávio mériterait davantage de rejoindre son père à la prison de la Papuda que d’entrer par la grande porte du Planalto — comme l’illustre la demande de Sâmia à la Police fédérale de confisquer le passeport du fils du génocidaire.

Il faut monter en puissance : organiser des actions coordonnées de distribution de tracts, des mobilisations collectives dans les grands quartiers et les gares routières, élargir la participation et sortir de l’inertie bureaucratique qui caractérise une partie des campagnes menées par le PT. Notre rôle, en tant que PSOL, est d’être à l’avant-garde de ce combat et de faire élire une équipe parlementaire forte et active, au sein du parti comme de la fédération.

La place du PSOL

Le PSOL mène des campagnes de grande envergure dans les États où il compte des élu·es. Avec la fédération et le parti Rede, il se bat pour les premières places au Sénat dans le Rio Grande do Sul, à São Paulo et dans le Ceará, et il est bien positionné à Rio de Janeiro, avec Monica Benício, tandis que Benedita est en tête des sondages. Sur le fond, le PSOL se renforce. Il doit défendre un changement de cap dans la campagne de Lula : au-delà de la position juste défendue par ce dernier — « tout le monde doit faire l’objet d’une enquête, jusqu’au bout, quel·le qu’il/elle soit » —, il faut monter en puissance, organiser la mobilisation, porter la logique référendaire et mener une offensive anti-Flávio sur tous les fronts.

Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, le PSOL est identifié comme l’un des principaux moteurs de la mobilisation de l’électorat de gauche. Il doit s’adresser à la jeunesse et à la classe ouvrière pour porter son programme. Pour gagner, il faut aussi garantir les votes pour le PSOL — le numéro 50 — ainsi que pour les candidat·es en mesure d’être élu·es à la Chambre fédérale et dans les Assemblées législatives. Il faut par ailleurs renforcer la campagne à Sergipe, Santa Catarina, Espírito Santo et en Paraíba, où le parti peut dépasser les 1,5 % de voix nécessaires pour franchir le seuil électoral.

Notre orientation et notre politique

Le rôle du MES — de sa direction, de ses candidat·es, de ses militant·es et de ses sympathisant·es — est de rester uni·es et de renforcer notre présence dans cette bataille politique des prochaines semaines.

Notre combat doit allier la lutte unitaire (les revendications référendaires comme le 6×1, la souveraineté, la lutte contre les violences faites aux femmes, l’urgence climatique) à notre propre orientation programmatique, à travers des mesures de transition telles que : le Pass gratuit ; l’imposition des grandes fortunes ; la réglementation des réseaux sociaux et de l’espace numérique ; la défense de l’environnement, dans le cadre d’un programme écosocialiste ; la lutte contre les plateformes de paris en ligne (« Bets ») et le capital financier ; l’amnistie pour les familles surendettées ; la défense du salaire minimum, en vue d’atteindre le niveau préconisé par le Dieese ; l’encadrement des loyers, comme nous le défendons actuellement dans le District fédéral ; la défense des entreprises publiques et la renationalisation des services essentiels comme l’eau et le transport ferroviaire ; la défense du contrôle national des terres rares et des minéraux critiques ; et l’investissement dans le SUS, le système public de santé.

Notre stratégie pour faire bouillir la rue consiste à s’attaquer sans concession à Flávio, à démontrer le caractère catastrophique du gouvernement Bolsonaro, à utiliser les tensions au sein du STF pour canaliser cette énergie vers la mobilisation de rue — au premier comme au second tour —, et à soutenir les grèves des postes et de la CEF, en complément des activités propres à la campagne électorale. Dans ce cadre, nous devons affirmer que la crise au STF appelle des changements profonds, sans nous tromper de cible : Moraes appartient à cette caste aux salaires exorbitants et aux pouvoirs excessifs qui, si elle a joué un rôle progressiste face au clan Bolsonaro et à Trump, n’en incarne pas moins une démocratie des riches, sélective et élitiste.

Nous devons défendre des changements profonds, une réforme politique radicale — un autre système institutionnel, un autre système judiciaire. En somme, une véritable révolution politique, qui suppose de nouveaux critères pour l’élection et le contrôle des juges, davantage de transparence dans les décisions et les mandats, la fin des amendements parlementaires, et d’autres mesures concrètes.

Parallèlement à ce combat, nous continuerons à gagner et à recruter des militant·es, en les affiliant au PSOL et en les rapprochant du MES, en nous appuyant sur nos figures de proue et sur nos cellules dans les lieux de travail et d’étude. La nouvelle édition du magazine Retomada paraîtra prochainement, au service du regroupement d’un pôle critique, radical et anticapitaliste. Nous savons que cette lutte s’inscrit dans une bataille politique internationale : il s’agit d’aider le Brésil à stopper l’offensive de Trump et de se tenir à l’avant-garde du combat contre le néofascisme, comme nous l’avons montré lors de la 1ʳᵉ Conférence internationale antifasciste, au premier semestre.

Nous menons ce combat en tant que membres de la IVᵉ Internationale, et dans le cadre de nos liens avec le nouveau mouvement de gauche aux États-Unis, aux côtés de nos camarades du courant frère « Bred and Roses », au sein du DSA. Nous descendons dans la rue, nous nous mobilisons sur les réseaux sociaux, et nous votons pour battre l’extrême droite. C’est la bataille politique la plus importante d’ici le 6 octobre.


TV Movimento

Revista Retomada estreia com debate sobre fascismo

Em entrevista para a TVT, Vladimir Safatle fala sobre a nova revista Retomada, publicada em iniciativa conjunta do MES-PSOL, intelectuais e artistas da esquerda socialista

Lançamento do Manifesto por uma Revolução Ecossocialista na Conferência Antifascista

Atividade de Lançamento do Manifesto por uma Revolução Ecossocialista, organizada pela IV Internacional durante a 1ª Conferência Internacional Antifascista, ocorrida em Porto Alegre entre os dias 26 e 29 de março de 2026

Pré-Conferência Antifascista em SP reforça unidade de luta contra o fascismo

Atividade preparatória em São Paulo para a I Conferência Internacional Antifascista pela Soberania dos Povos, que acontecerá entre os dias 26 e 29 de março de 2026, em Porto Alegre
Editorial
Israel Dutra | 18 set 2026

AntiBolsonaro – a batalha da reta final

Todos os esforços devem estar concentrados para derrotar Flávio Bolsonaro e fazer avançar o PSOL como ferramenta necessária para enfrentar a extrema direita e mudar o Brasil
AntiBolsonaro – a batalha da reta final
Publicações
Capa da última edição da Revista Movimento
Conheça a Revista Retomada!
A Revista Retomada é uma publicação trimestral produzida pelo Movimento Esquerda Socialista (MES-PSOL) em articulação com intelectuais, militantes e artistas
Ler mais

Podcast Em Movimento

Colunistas

Ver todos

Parlamentares do Movimento Esquerda Socialista (PSOL)

Ver todos

Podcast Em Movimento

Capa da última edição da Revista Movimento
A Revista Retomada é uma publicação trimestral produzida pelo Movimento Esquerda Socialista (MES-PSOL) em articulação com intelectuais, militantes e artistas

Autores